Asia@home: le calcul volontaire

By V. Krebs, traducción española Diego Beamonte
26 mai 2009

Les 16 et 17 avril 2009, 40 participants ont pris part à un atelier sur le calcul volontaire à l'Academia Sinica à Taipei. En collaboration avec l'Université de Technologies de Nagaoka, Japon, ICVolontaires a pris part activement à cet événement, participant par le biais de reportages et prises de photos.

Le calcul volontaire est une technologie qui permet aux citoyens ordinaires du monde entier de contribuer à la résolution de défis importants en science fondamentale et en médecine. Les volontaires offrent le temps d'inactivité de leur ordinateur en veille, ce qui leur permet de contribuer à l'analyse de données via l'Internet par le seul fait de multiplier la puissance de calcul. En effet, chaque ordinateur associe sa puissance à celle des autres, connectés via un logiciel sécurisé. 

Venus de différentes parties du monde, dont Taïwan, la République de Chine, l’Espagne, la France, la Suisse, la Hongrie, la Corée du Sud, la Malaisie, le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique, étaient présents des représentants d’institutions universitaires, d’organisations internationales et non gouvernementales et d’institutions impliquées dans des projets liés à l'informatique, la technologie, la recherche fondamentale, l'imagerie satellite, la santé et le cybervolontariat, pour ne citer que quelques exemples.

Pour les scientifiques, le calcul volontaire représente un quantité quasi-illimitée et gratuite de précieuses ressources de calcul. Dans les mots de Dr Simon C. Lin de l'Academia Sinica, le calcul volontaire offre un grand potentiel pour l'Asie et le monde de manière plus générale. Selon lui, il y a plusieurs raisons à cela: "à mon avis, la technologie de la Grille (Grid) est à un point critique en ce moment". Il explique que plusieurs systèmes de middleware sont en cours d'utilisation mais ne sont pas normalisées. A son avis, des nouvelles technologies telles que le calcul et la pensée volontaire ainsi que les nuages de calcul (cloud computing) offrent des solutions viables. Il poursuit: "Internet a révolutionné la façon dont le monde traite l'information... Toutefois, il n'a pas révolutionné le monde universitaire et la façon dont la recherche est menée". Le calcul volontaire peut apporter des réponses, notamment pour la recherche qui nécessite beaucoup de puissance de calcul.

Un autre outil, l'apprentissage à vie (life-long learning) peut permettre à ceux qui sont intéressés de s'impliquer dans des projets spécifiques, que ce soit par le biais du monde académique ou directement en ligne. "La démocratisation de l'informatique et le calcul volontaire sont liés", poursuit-il. "Cela signifie qu'il existe des possibilités de mener des recherches fondamentales pour un nombre croissant de pays développés et en développement ... et le concept de cyberscience citoyenne va encore plus loin, car elle permet au grand public de s'impliquer, ce qui le rend donc indépendant des institutions académiques".

Rendu populaire il y a une décennie par "le garde-écran" du projet SETI@home, le calcul volontaire implique aujourd'hui plus de 50 projets dans un vaste éventail de domaines scientifiques dont le changement climatique, l'astrophysique, la surveillance des tremblements de terre et l'épidémiologie. Il s'agit notamment des projets suivants:  Einstein@home, LHC@home, MilkyWay@home, Malariacontrol.net, PS3Grid, Rosetta@home, Climateprediction.net and QCN Alpha. Des statistiques détaillées sur la pratique de ces activités sont disponibles à http://boincstats.com et http://www.boinc.netsoft-online.com. Plusieurs millions de bénévoles contribuent à ces projets, dont beaucoup utilisent une plate-forme informatique appelée BOINC (Berkeley Open Infrastructure for Network Computing). Jusqu'à présent, presque tous ces projets ont été lancés par des scientifiques en Amérique du Nord et en Europe. Ce présent atelier visait à mieux faire connaître le calcul volontaire en Asie.

L'objectif des deux jours de l'atelier d'Asie@home était donc de présenter les technologies liées au calcul volontaire à des scientifiques d'Asie liées au calcul volontaire aux scientifiques en Asie, intéressés à utiliser le calcul volontaire comme un outil informatique dans leurs futures recherches. Les organsateurs de l'atelier ont adopté une approche pratique par le mélange de conférences données par les plus grands développeurs de logiciels du calcul volontaire, et d'études de cas de scientifiques qui ont utilisé cette technologie. En outre, des sujets tels que l'interface de la grille de calcul et de nuages avec le calcul volontaire ont été traités, avec des démonstrations de solutions pratiques. Les participants ont reçu des informations concrètes par rapport à de nombreux aspects du calcul volontaire, dont notamment la manière d'adapter le code de programmation en utilisant BOINC, la façon d'installer un serveur de calcul volontaire et les nouvelles tendances de la "pensée volontaire". Ce dernier concept, encore très nouveau implique des volontaires dans l'analyse de données via une interface web, en utilisant une nouvelle plate-forme informatique appelée Bossa (http://boinc.berkeley.edu/trac/wiki/BossaIntro).

Pour lire plus d'articles sur l'atelier ou pour consulter les présentations disponibles en ligne, voir le Wiki d'Asia@home.

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